ÉDITORIAL

Le pouvoir des fleurs
Vous vous souvenez ?
« Changer le monde
Changer le vieux monde pour faire un jardin…
Tu verras le pouvoir des fleurs
Changer les âmes
Changer les cœurs avec des bouquets de fleurs. »
C’était en 1992, Souchon et Voulzy se souvenaient.
En 2015, quelques jours après les massacres de Paris, un petit garçon sceptique mais quand même très gentil avec son papa, s’étonnait que celui-ci puisse croire battre les très, très méchants … avec des fleurs.
Je me souviens aussi de cette maman qui avait posé un écriteau à l’extérieur sur la fenêtre de la chambre de son fils pour prévenir les voleurs de ne pas entrer. Son garçon disait-elle avait peur la nuit. Quand elle lui demandait de quoi il pouvait bien avoir peur, il avait répondu : des voleurs !
Les enfants ne sont pas innocents. Ils savent bien que penser, faire et dire ce n’est pas la même chose, un petit garçon – connu sous le nom de Hans – conduit chez Freud le disait à son père.
Les stratégies humaines pour rejeter pensées ou projets funestes, la psychanalyse – dans la langue de son fondateur – les a nommées par des termes construits à partir de Ver (verdrangung, verneinung, verwerfung) s’agissant d’évacuer de notre conscience ce que nous ne pouvons concevoir.
La psychanalyse est parfois décriée, rejetée aussi. Pourtant depuis les 50 dernières années elle n’a jamais plus qu’aujourd’hui fait partie du discours social, là où malaise ou mal-être s’adressent.
Écoutons les enfants, ils ne sont pas innocents comme nous ne sommes pas innocents.
La culture, les religions organisent pour chacun sa part de pénitence, de règles ou de rites. Nous pourrions nous lamenter de ce qu’aujourd’hui cette organisation défaille.
L’être humain se sent bien seul.
L’homme du néolithique maîtrisant ses moyens de subsistances a pu se sédentariser, organiser son monde, les traces d’écritures sédimentaires, élémentaires en témoignent.
Nous avons peut-être affaire à un défi de ce type aujourd’hui.
L’être humain est seul. Le psychanalyste n’est pas un modèle, il a seulement fait le choix décidé de recevoir quiconque a quelque chose à lui dire.
Sa solitude est réelle, elle trouve son écho dans ces enseignements, ces Journées, ces écrits…ce site y trouve sa raison d’être.
Merci.
À Plouescat le 24 octobre 2021
Marie, Bernadette Créac’h

L’ASSOCIATION

L’Association Lacanienne Internationale Bretagne (ALI Bretagne) est une école régionale de l’Association Lacanienne Internationale (ALI) reconnue d’utilité publique. L’ALIB est une association de loi 1901 inscrite au journal officiel en date du 11 juin 2016 « elle a pour objet l’enseignement et la transmission de la psychanalyse dans la suite des découvertes de Sigmund Freud et Jacques Lacan » (article 2 des statuts). L’ALI Bretagne organise tout au long de l’année un enseignement, par des groupes de travail locaux, des conférences, des journées d’étude.


L’Assemblée Générale de l’Association Lacanienne Internationale Bretagne a élu parmi ses membres un bureau :
Présidente : Marie-Bernadette Créach
Vice Présidente : Florence Mesplede
Secrétaire : Régine Pouyade
Secrétaire-adjointe : Françoise Angélini
Trésoriere : Yvette Kermoal
Trésorier adjoint : Philippe Larbat

AGENDA

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